Les sculptures de maternités en Afrique subsaharienne

Compte rendu de l’exposition temporaire à l’espace-held, printemps/été 2017

  1. Universalité
    Les sculptures de maternité sont très répandues en Afrique subsaharienne. Elles ne représentent pas une maternité individuelle, mais le principe général de fécondité et de fertilité, ainsi que, dans quelques cas, des fondatrices de clan ou des représentations de souveraines défuntes ; dans la mesure où elles sont utilisées lors de cultes et de rites, elles appartiennent au domaine du sacré et du religieux. Les maternités africaines présentent une grande variété de formes, notamment dans le port de l’enfant, sculpté dans les bras ou sur les genoux de la mère, sur la hanche ou porté dans le dos, dans une déclinaison de postures inconnues dans l’art européen (1).

    Maternité Yorouba, Nigeria, bois, pigments, H : cm 56,5, coll. privée

    Les sculptures de maternité sont universelles à deux points de vue, géographique et sociétal :
    - géographique d’abord, puisqu’elles ont été sculptées aussi bien en Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire par ex. chez les Baulés et les Sénoufo, au Burkina chez les Lobi, au Mali chez les Bamana, en Sierra Leone chez les Mende et au Ghana par les Akan.
    Les maternités sont également présentes en Afrique centrale, notamment au Nigeria, les plus répandues chez les Yorouba, les Idoma, les Ijo, puis au Cameroun chez les Bangwa, en République démocratique du Congo, où les maternités sont présentes parmi de nombreux groupements ethniques avec des productions des plus remarquables, notamment chez les Yombe (cf. photos sous pt 7) où apparaît également une statuaire rituelle avec des maternités à utilisation plus spécifiquement divinatoire ou magique (2); enfin, des figures de la mère et de l’enfant sont présentes en Afrique de l’est, en Tanzanie, et en Afrique du sud… l’énumération n’est de loin pas exhaustive ;
    - sociétal ensuite, puisqu’elles apparaissent aussi bien lors de cultes magico-religieux que dans la vie quotidienne. Des maternités se trouvent sur des objets de la vie courante, sur des peignes, des fourneaux à pipe, des parures, des chasse-mouches, des tambours, des insignes de pouvoir (3) ou des accessoires personnels (cf. illustrations ci-dessous).

    a) Pommeau de canne, accessoire personnel, Kongo, RDC, coll. privée
    b) Tambour Ashanti, Ghana, détail, coll. Held

  2. Les matériaux
    Les maternités sont sculptées dans de nombreux matériaux ; elles existent surtout en bois, mais aussi en pierre, à l’instar de l’étonnante statuaire tombale Mboma, au sud de la RDC et en Angola (cf. photo sous pt 7c), en terre cuite, en ivoire ou en bronze comme dans l’exemple ci-dessous.
    Maternité Yorouba, Nigeria, alliage cuivreux, H : cm 30, coll. privée
  3. Les rites de fécondité
    Les figures de la femme et de l’enfant s’inscrivent dans le cadre plus large des rites de fécondité encore très répandus en Afrique, pour favoriser la conception, mener à bien la grossesse et faire en sorte que la naissance se passe le mieux possible. Aussi les rites expriment-ils la demande qui est adressée aux divinités tutélaires d’avoir une grossesse et des enfants en bonne santé. La sculpture est la matérialisation de cette requête, le relais entre deux mondes, le visible et l’occulte, appelé à l’aide grâce aux rituels destinés aux divinités protectrices.3.1. Les statues Les cultes de fertilité trouvent leur expression dans le cadre d’un clan, d’une famille, d’une société ou d’un village.
    Statue Bamana, bois, matière sacrificielle, H : cm 57,5 coll. privée.Elles représentent des femmes enceintes qui prennent souvent la place sur des autels où elles sont objet de libations et de sacrifices. Elles honorent la fécondité féminine, comme la pièce Bamana reproduite ci-dessus : une femme enceinte, sur un piètement travaillé en triangles ajourés, est sculptée soigneusement et présente une beauté sereine, un visage régulier. Les mains sont posées sur le ventre autour d’un ombilic proéminent, symbole de fertilité. Un enduit sacrificiel recouvre toute la statue. Au Mali, un culte est lié à la société Djo ou Do Nyéleni : des statues, habituellement conservées dans un lieu sacré, sont montrées lors d’un rite pour favoriser les premières grossesses. Formes des sculptures et rites diffèrent selon les régions.3.2 Les poupées
    Dans les rites de fertilité, il faut relever les coutumes de certaines populations, auprès desquelles des poupées sont utilisées pour aider la jeune femme à concevoir et à favoriser une première grossesse. Support de cultes, le corps féminin est souvent représenté sous des formes abstraites et stylisées.3.2.1 Les poupées Akua ba des Ashanti: la tête est en forme de disque, le corps féminin très stylisé, le cou annelé, le visage finement suggéré, les seins saillants ; la poupée est portée par des femmes enceintes pour favoriser la naissance d’un enfant qui aura les qualités esthétiques de la poupée. Les poupées sont de sexe féminin, les femmes Ashanti étant désireuses d’avoir des filles pour assurer la descendance familiale. Après avoir servi, elles sont consignées sur des autels. Les poupées se présentent sous les mêmes formes, c’est l’habilité du sculpteur qui fait la différence, les traits essentiels demeurent les mêmes.

    3.2.2 Les poupée Biga des Mossi au Burkina Faso: les femmes stériles ou jeunes filles les utilisent pour qu’elles leur apportent une grossesse souhaitée ; elles s’en occupent comme d’un enfant véritable (enfant de bois). Lors de l’accouchement, c’est le Biga de bois qui est nourri en premier: l’accoucheuse l’asperge d’eau et lui donne une goutte de lait maternel, avant le nourrisson. La poupée a deux fonctions : stimuler la grossesse et protéger l’enfant à naître, en attirant sur la poupée les maléfices qui pourraient le faire « retourner » dans le monde invisible et mourir. Les poupées Biga sont souvent à utilisation unique.

    3.2.3 Les poupée Namji : elles sont fabriquées par un peuple montagnard du nord du Cameroun. Généralement carrées, jambes et bras rectangulaires, elles se présentent sous des formes plus au moins gracieuses en fonction des sculpteurs qui les ont conçues. Les dimensions hauteur/largeur peuvent varier en fonction des artisans. Elles sont utilisées pour le jeu des petites filles et surtout par les femmes stériles. Recouvertes de perles, colliers, cauris et vêtements divers, elles sont portées dans le dos, pour qu’elles agissent, en quelque sorte par « magie sympathique » ; elles sont nourries avec les mêmes aliments que ceux utilisés pour les petits enfants, comme des bouillies.


    Poupée Namji, Cameroun, bois, fibres, perles, paquet ficelé, cuir, H : cm 30, coll. Held

    3.2.4 D’autres poupées se retrouvent chez les Zaramo, les Mvana Hiti ; les « enfants de bois », petites statuettes, sont chargées lors de sacrifices qui ont pour but de les relier aux esprits des ancêtres qui sont à l’origine du clan paternel.

    3.3 Masques de fertilité
    Les rites de fertilité peuvent aussi faire appel à des masques, notamment des masques Gelede, qui arborent une mère et un enfant ; ou les masques de corps bien connus qui représentent un ventre arrondi et un ombilic saillant produits au sud-ouest du Nigeria ; ceux-ci peuvent être masculins ou féminins.

    De même, on trouve des masques de corps chez les Makondé en Tanzanie (ventres de fécondité).

  4. Tradition européenne – originalités africaines
    En Occident, les figures des femmes à l’enfant sont essentiellement à caractère religieux. Des peintures et des sculptures existent en dehors de ce cadre, notamment dans la peinture de genre et les portraits familiaux, mais la très grande partie des représentations de la mère accompagnée de son enfant est reconductible aux illustrations de Madones dans les églises catholiques. Au cours des siècles, ces sculptures ont poursuivi deux buts : favoriser la dévotion d’abord, puis inciter la population à avoir des enfants, en relançant le désir d’enfanter, notamment après des grandes famines, les guerres, les ravages de la peste. Les sculptures occidentales avant le XIIIème siècle sont façonnées dans une position hiératique : l’enfant dans l’alignement de la mère, le regard au loin.Souvent, ces sculptures apparaissent sous des traits sévères, dans une posture « immobile ». Avec l’évolution de l’art roman vers le gothique, des mouvements apparaissent dans les voiles et les drapés ; le traitement de la sculpture devient plus souple. Dès le début du XIVème siècle, l’Occident chrétien est à l’origine de sculptures qui montrent une relation mère-enfant, par des gestes et par les yeux. Les sculpteurs ne s’écarteront plus de cette approche jusqu’au XXème siècle. La relation mère-enfant sera tour à §tour illustrée par un regard, un fléchissement de la tête, par des positions et des gestes qui soulignent un rapport d’affection. La collection Held abrite une maternité romane espagnole qui illustre bien cette intention et qui montre clairement l’enfant recherchant le visage de la mère, dont la tête est légèrement inclinée (cf. illustration ci-dessous).
    Madone, XIVême siècle, bois polychrome, H : cm 53, coll. HeldDans la sculpture africaine, c’est la femme qui est célébrée, pas la relation mère-enfant, pas le lien affectif, qui est rarement souligné.
    Le regard de la mère est le plus souvent dirigé vers l’ horizon, les yeux, sauf exception, ne se rencontrent pas. Dans un bon nombre de sculptures, l’enfant joue un rôle secondaire, il apparaît parfois comme une « chose morte », ou un petit adulte. La relation mère-enfant est en revanche souvent illustrée par une grande main protectrice. Ces mains sont parfois surdimensionnées, mais sculptées avec soin. La relation apparaît aussi dans les maternités représentant l’allaitement, illustration la plus naturelle de la relation physique. La relation existe encore avec l’enfant enveloppé dans un pagne, porté sur le dos, parfois avec d’autres enfants (cf. pièce Yorouba) mais très rarement par le regard, sauf chez certaines sculptures Lobi.
    L’enfant est généralement installé à gauche mais pas toujours (surtout chez les Yorouba- le côté gauche est lié au sacré dans des rites, notamment celui du Ogboni – les bracelets sont portés à gauche, on salue de la main gauche etc.).
  5. Quelques exemplesMaternité Ashanti, Ghana, bois, pigments, caolin, H : 44,5, coll privéeMaternité Ashanti : d’une grande finesse d’exécution, la sculpture représente une femme au regard serein assise sur tabouret ; ses pieds ne touchent pas la terre, symbole de statut social. La sculpture est ornée de nombreux décors en relief soigneusement incisés, notamment sur toute la partie dorsale. Quelques traces de caolin pourraient faire penser à un objet désactivé, le blanc, couleur du changement, indiquant une transformation, l’au-delà.Maternité Yorouba, bois, perles, polychromie, H : cm 45, coll. privéeMaternité Yorouba : il s’agit ici d’une représentation de la déesse mère Oduduwa, déesse de la terre. Les mains sont posées sur la tête de ses deux enfants dans un geste protecteur ; un lien enserre sa poitrine et les riches décorations sont des attributs soulignant le pouvoir de la déesse. La pièce présente d’évidentes traces d’offrandes, témoignant de son utilisation. Un troisième enfant est sculpté dans le dos, enveloppé dans un pagne, avec la tête tournée.

    Maternité Yorouba, Nigeria, bois, pigments, H : cm 56,5 coll. privée

    Maternité Yorouba : Regard serein et grande dignité caractérisent cette maternité assise.

    Les bras sont allongés vers l’avant et une grande main protectrice tient l’enfant posé sur ses genoux, la tête inclinée vers le bas. L’enfant ne joue qu’un rôle accessoire, l’intérêt du sculpteur est tout concentré sur le haut de la maternité : la poitrine, généreusement sculptée, le cou orné d’anneaux, les traits du visage, finement dessinés et la coiffe, riche et complexe, confèrent à la sculpture une certaine majesté.

    Maternité Yorouba, Nigeria, bois érodé, polychromie, H : cm 100,5, coll. privée

    Maternité Yorouba : La sculpture fascine par son mouvement et sa polychromie intense à dominante rouge et éclats de terre ocre sur le visage et l’enfant. Les colliers et les bracelets, à la fois ornementaux et signes de richesse, soulignent son statut social. Le sein - relativement petit pour une sculpture Yorouba - indique une mère encore jeune. L’enfant est porté sur le devant et tenu par les deux mains de la mère. Fortement érodée sur l’arrière et le socle, la sculpture a gardé tout le charme d’une œuvre accomplie.

    Maternité Dan, Côte d’Ivoire, bois, colorants, H : cm 24, coll. privée

    Maternité Dan : Ici, l’enfant est porté dans le dos, conformément aux coutumes de l’ethnie (4) ; la grande tête et la patine noire, symbole de matérialité, soulignent la dignité et le pouvoir de la figure représentée. Chez les Dan, les sculptures sont réalisées pour le compte de dignitaires par des artisans qui réalisent des portraits de personnages spécifiques : marqueurs de statut social à la fois pour les commanditaires et le personnage représenté. Quelques-unes d’entre elles sont connues pour leur beauté idéalisée (cf. photo 7b et note 5)

    Maternité Mbala, RDC, bois, pigments, matière sacrificielle, H : cm 67, coll. privée

    Maternité Mbala : Nous sommes ici en présence d’une sculpture massive, puissante, d’une femme assise sur un tabouret, allaitant. L’accent est mis sur le côté nourricier, souligné par la coupe qui représente le pouvoir de donner, d’étancher la faim ou la soif. L’enfant, au sein, présente les mêmes caractéristiques du visage et de la coiffe que la mère. La maternité est sculptée dans du bois dur et lourd, la patine est profonde, par endroit croûteuse, et témoigne des offrandes reçues.

    Maternité Yombe, RDC, H : cm 45, coll privée

    Maternité Yombe : Debout sur une base cylindrique ornée de motifs géométriques, cette représentation de la mère et de l’enfant frappe l’œil par son exécution soignée et le réalisme des traits, notamment dans le contour des lèvres, le nez prononcé, l’arcature sourcilière et la haute coiffe circulaire incisée d’arceaux parallèles. La bouche laisse entrevoir des dents qui ont subi une mutilation tribale, signe de beauté. L’enfant, bien calé sur la hanche, tient sa main sur le sein de la mère qui l’entoure d’une main protectrice. Le port de la calotte bien détaillée indique un personnage de rang élevé, dont le statut est souligné par les bracelets portés au bras. La sculpture présente des traces évidentes d’utilisation, notamment sur la crête sommitale, dotée d’une charge magico-religieuse, le bilongo.
    Parmi les maternités Yombe les plus connues figurent les représentations de maternités assises, appelées Phemba, qui présentent des caractéristiques stylistiques plus proches de l’art européen, l’enfant est porté sur les genoux dans une iconographie rappelant plutôt une « Mater pietatis », ce qui relance la question des influences et des apports artistiques, toujours débattus dans la littérature spécialisée (cf. photos 7a et 7d et note 6).

    Maternité Idoma, Nigeria, bois, pigments, H : cm 55, coll privée

    Maternité Idoma : Assise sur un tabouret, les mains posées sur les genoux, la sculpture présente une figure féminine portant un enfant du côté du cœur. L’enfant est sculpté comme un petit adulte, dans la même position que celle de la mère, mains sur les genoux, visage dessiné presqu’à l’identique. Sculptée dans du bois dur et lourd, cette maternité montre les scarifications typiques de l’ethnie. Dotée d’une patine sombre, rougeâtre, elle porte des traces d’offrandes.

    Maternité Ijo, Nigeria, bois, polychromie, H : cm 72 coll. Held

    Maternité Ijo : La maternité retrace les caractéristiques iconographiques de l’ethnie avec l’enfant porté horizontalement sur le ventre et tenu par les deux mains de la mère. Façonnée dans du bois dur, la sculpture présente les scarifications d’usage, la haute coiffe typique qui accentue la verticalité de la pièce et une polychromie dans des teintes rouge/brun (Nigeria, milieu du XXème siècle).

    Kaka, Cameroun, bois, matière sacrificielle, H : cm 63,5 coll. privée

    Paternité Kaka : L’enfant est porté dans le dos par un homme, ce qui est courant chez les Kaka. La sculpture montre un personnage avec de longs bras massifs, des jambes courtes, le fessier arrondi et une tête légèrement inclinée vers le haut présentant une bouche grande-ouverte, peut -être pour recevoir des offrandes. Parmi les hypothèses avancées, celles d’un « utérus » masculin qui souligne que la relation avec l’enfant se fait par la parole, « la bouche exprime un cri» (7).
    La sculpture est recouverte d’une épaisse patine sacrificielle.

    Urhobo, Nigeria, bois, polychromie, H : cm 54,5 coll. privée

    Maternité Urhobo
    La statuaire Urhobo est connue surtout pour les imposantes figures conservées dans des sanctuaires villageois où sont sauvegardées les figures d’ancêtres, parmi elles les figures Emetejevwe donnant le sein ( ). Ici, une maternité de dimensions bien plus réduites, probablement à utilisation restreinte au sein d’une clan, présente une mère tenant sont enfant, juste façonné en quelques traits sommaires. La statuette, qui présente une intense polychromie à pigmentation rouge, est ornée des scarifications typiques de l’ethnie.

  6. Autres figures avec enfant
    Toutes les sculptures qui présentent des figures avec un enfant ne sont pas des maternités.Ainsi cette pièce Luba: agenouillé, le personnage est sculpté sans connotation sexuelle féminine explicite, sans sein, ni vulve. La pièce pourrait faire penser à un personnage masculin mais l’hypothèse la plus vraisemblable penche vers une figure féminine d’ancêtre ou un personnage important d’un clan présentant l’enfant à une autorité supérieure, peut-être dans un lien intergénérationnel. A vérifier.Luba, bois, pigments, H : cm 40, coll. privée
  7. Quelques icônes dans les collections des muséesa) Musée royal de l’Afrique centrale, Yombe, Phemba EO.0.0.647
    b/c)  Musée du Quai Branly, Dan, Numéro d’inventaire : 73.1963.0.163d) Musée royal de l’Afrique centrale, culture Mboma, stéatite, EO. 1979.1.368
    e) Cleveland Museum of art, Yombe, a.n. 1997.149f) The MET Museum, Bamana, a.n. 1979.206.121
    g) The MET Museum, Mbembe, a.n. 2010.256Notes

    1 La littérature spécialisée réserve l’expression mère à l’enfant à des sculptures représentant un groupe, avec des personnages en relation, à l’exception de celles qui présentent un accostage de deux personnages juxtaposés (cf. par ex. MASSA, 1999, p.7). La distinction n’est pas présente dans d’autres langues : Mother and child/Mutter und Kind/ Madonna col bambino etc.

    2 Pour des maternités utilisées dans la divination, cf. MET Museum 1988.369 / pour une maternité Phemba, cf. Brooklin Museum 22.1138.

    3 Pour des insignes de pouvoir arborant une maternité cf. Musée royal de l’Afrique centrale, Tervuren, EO.1948.38.3 ou EO.1979.1.66 ou encore EO.0.0.24930 ; comme accessoire personnel EO.1948.38.3.

    4 Le port de l’enfant n’est pas toujours le même à l’intérieur d’une même ethnie, la répartition géographique et le nombre de la population jouent un rôle. Cf. deux maternités Yombe du Musée royal de l’Afrique centrale : dans la pièce EO.1951.47.1 l’enfant est porté sur le devant, dans l’autre EO.1948.38.2 l’enfant est porté dans le dos.

    5 cf. photo sous pt. 7b, pour un descriptif cf. Art Tribal, La statue du commandeur, n. 64, p. 92ss

    6 CRESCENZ ROSSI, 2010, p. 116

    7 MASSA Gabriel, 1999, p. 13

    Bibliographie

    CRESENZ ROSSI Milène, Phemba, mère à l’enfant Yombe, Art Tribal, p.112 ss et bibliographie citéeFIORINA Serge et VALET Gilles Marie, 2017, Images africaines de la maternité. De la figure de la mère dans les arts primitifs aux représentations maternelles inconscientes, Le carnet PSY et bibliographie citée

    MASSA Gabriel, 1999, La Maternité dans l’art de l’Afrique noire, Editions Sepia, p. 130, ISBN 2-84280-026-5 et bibliographie citée

    Photos (pt 1-6) : Pierre Dominique Chardonnens

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